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" La Méditerranée c'est chez moi, et c'est une partie de moi. J'aime son paradoxe. Le blanc de la lumière qui brule les yeux, le jaune du sable et le roux de la terre de Provence. Je donne à mes pièces des formes imparfaites, j’arrête mon geste pour que l'imperfection donne la sensation de vie. C'est l'amour, la chaleur, la rondeur, la violence et la brutalité. C'est un paysage calme et dur, une atmosphère tranquille et électrique, réconfortante et exaltante. L'affrontement et l’équilibre entre la terre et la mer, si visible en Corse où la montagne tombe directement dans la mer. Aucun autre paysage n'est aussi puissant. "

Camille a grandit entre la Provence et la Corse. Avant la céramique, elle pratiquait la photographie. C'est lors d'un reportage en Tunisie qu'elle a été initiée à la céramique au Centre National de Céramique de Tunis. Un moment hors du temps, dans ce lieu mystique où Sidi Kacem el Jelizi, Saint et céramiste tunisien a vécu et est enterré. En rentrant à Marseille, la jeune photographe a débuté une formation à l'école de céramique d'Aubagne. Elle est retournée à Tunis pour son dernier stage, juste avant son diplôme.

Installée à Tours depuis 2018, Camille y ouvre son atelier en septembre 2020. Elle y produit ses pièces et y donne des cours de modelage et de tournage.

Formée au tournage, la céramiste lui préfère les techniques de modelage et d'estampage, avec des terres qu'elle compose elle-même.

A la recherche de rendus organiques, naturels, imparfaits ses pièces, parfois semblables, sont différentes, inconstantes, poreuses, avec des teintes variables.

Camille travaille une palette de couleurs qui rappelle celle de la Méditerranée.

«Mes souvenirs d'enfance, en Corse et en Provence, la lumiere qui brule les yeux et la chaleur qui estompent les souvenirs.  C'est ce que je tente de mettre dans mes pièces, et c'est ce à quoi je pense quand je crée. Mes pièces sont rondes mais brutes. Elles sont solides et douces à la fois C'est ce paradoxe qui m'inspire. »